Séminaire annuel de philosophie

 


Identité ouverte, identité fermée

 

Notre 22e séminaire (2017)se tiendra au
Domaine Floravie, 100, route Santerre, Rimouski (le Bic)
Foravie offre 15% de rabais pour l'hébergement

du vendredi 11 août à 19h au dimanche 13 août à 15 h

 

Bonjour,

 

On croit parfois que l’identité est une sorte de réflexion sur soi permettant à un « moi » personnel ou national d’être conscient de soi en se donnant un contenu : je suis ceci, cela, j’ai telles valeurs... L’identité fonctionnerait comme la membrane d’une cellule séparant le « moi » du non-moi, filtrant ce qui alimente, éloignant l’envahisseur, définissant une intimité devant être conservée et reproduite... Mais ce n’est là qu’une approximation qui met peut-être l’essentiel de côté.

 

Même la cellule ne pourrait exister comme être propre si elle n’était pas en relation d’identité avec la vie en général. Le biologiste le perçoit très bien. Il cherche le mystère général de la vie dans l’individu particulier. Il trouve des lois, des opérations, des formes qui sont à la fois omniprésentes dans tout le vivant, mais particulières dans chaque forme individuelle. Sans cela, il n’y aurait pas de science du vivant : pour chaque être vivant, il faudrait une science particulière. De même, le « moi » ne peut émerger et évoluer que si son être particulier est ancré dans l’être universel (la vie, l’humanité). Le « moi » ne peut donc pas se définir par simple opposition au « non-moi ». Il faut plutôt rechercher l’émergence du « moi » dans son rapport d’intimité avec l’universel (l’humanité, la vie). L’identité serait d’abord ce qui est identique en moi et dans l’universel.

 

L’identité ne serait pas au départ la différence qui fait de moi un être particulier, cela vient avec l’histoire, l’identité serait d’abord l’unité d’ancrage de chacun dans l’humanité et dans la vie en général. On ne doit cependant pas imaginer cette origine de l’identité comme quelque chose qui appartient au passé, un mythe. L’origine, au contraire, est précisément ce qui ne peut pas être entraînée dans le fleuve du temps puisqu’elle en est la source. Elle est l’ici-maintenant qui permet la conscience du particulier dans l’universel.

 

Cette métaphysique de l’identité pourrait peut-être nous aider à comprendre l’extraordinaire différence entre l’identité fermée toujours vouée à l’inhumanité et l’identité ouverte vouée à  l’adaptation et donc compatible avec la vie. Un des facteurs qui semble favoriser l’identité fermée propre aux extrémistes est le « complexe d’abandon », un « trouble de l’attachement » qui se traduit par une tendance à s’identifier par le rejet de « l’étranger ». On peut retrouver ce complexe dans la mythologie grecque, dans la fondation de Rome, dans la Genèse biblique, dans le rapport entre la France et la Nouvelle-France… Et aussi dans d’innombrables tyrans du passé et du présent. En revanche, le même complexe d’abandon a suscité de très grands artistes, des écrivains, des saints, des changeurs de monde.

 

Comment chacun d’entre nous et comment notre Québec évolue-t-il entre la fermeture et l’ouverture? Comment avancer et faire avancer l’identité personnelle et l’identité sociale vers une plus grande adaptation aux conditions de la vie?

 

Nous serons accompagnés dans notre démarche par Hélène Fortier, Yvon Rivard, Jacques Perron, Katy Roy, Isabelle Miron.

 

 

 

L’horaire proposé :

 

Vendredi de 19:00 h à 21:00h

Rencontre d’ouverture (mise en questions), présentation des questions d’ateliers et inscriptions aux ateliers

Samedi de 9:00 h à 12:00h

Travail d’ateliers en cinq groupes

Samedi PM

Période libre pour profiter de la nature

Samedi de 19:00 h à 21:00h

Soirée littéraire autour du thème de l’identité

Dimanche de 9:00 h à 12:00h

Retour sur les ateliers

Dimanche de 1 :30 à 15:00h

Synthèse

 

Un cahier de réflexion sera donné sur place. Pour payer les frais de location du grand chalet, de photocopies, le courrier, etc., nous demandons une contribution de 40$ payable à l’inscription au nom de Marie-Hélène Langlais. Vous pourrez lire le texte d’accompagnement avant même le séminaire. Il sera sur le blogue du site sageterre.org environ 15 jours avant le séminaire. Je vous invite aussi à lire les blogues https://jeanbedardphilosopheecrivain.wordpress.com/

 

Il faut s’inscrire avant le 15 juillet. Le nombre de places est limité à 80 en raison du permis accordé au Domaine Floravie. Les premières inscriptions payées ont préséance. Les personnes inscrites, mais en surplus, seront avisées par téléphone ou courriel.  Les personnes non avisées pourront considérer leur inscription retenue.

 

Le Domaine Floravie nous accueille encore cet été. Une pointe de paradis à quelques pas de Sageterre. On peut loger là (cabines ou chalets). S’adresser à 418 736-4000 ou 1 855 736-5755, www.domainefloravie.com, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

Mon épouse, Marie-Hélène Langlais (responsable de l’organisation du séminaire), et moi-même serons heureux de vous accueillir.  Pour plus d’information, vous pouvez la rejoindre au 418-736-5859 ou par courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..